Bienvenue dans cette édition de janvier ! J'espère que le début d'année se passe bien de votre côté. J'ai tardé à écrire cette édition, prise entre mille sujets qui me passionnent et que j'ai envie de vous partager. Le temps de mettre tout cela en ordre, me revoici :-)

Apprendre plus vite. Traiter des volumes d’informations toujours plus denses au travail. Continuer à compter sur sa mémoire malgré les années qui passent.
Quel que soit l’objectif, une chose est certaine : tout cela va reposer sur notre cerveau.
Prendre soin de sa santé cérébrale, ce n’est pas une option. C’est une condition de performance durable.
Ce cerveau, on le sursollicite, on le sur-stimule, tout en l’empêchant de se poser véritablement sur de la tâche “longue” : écrans 10h/jour, scrolling, multi-tasking, passage du coq à l’âne, ...
Et on ne peut pas dire que la modernité l’ait forcé à étendre ses capacités.
Parlons attention.
Dans son livre On vous vole votre attention, Johann Hari rapporte un chiffre saisissant : le temps moyen de concentration sur un écran est passé de 2 minutes 30 en 2004 à 47 secondes en 2020 (Université de Californie).
Une des explications est que notre cerveau est trop souvent en attention partagée : notre attention est divisée entre plusieurs tâches ou stimuli simultanés.
Il a perdu l’habitude d’utiliser les 2 autres types d’attention : l’attention dirigée (capacité de se concentrer sur un objet ou une tâche en ignorant les distractions externes ou internes) et surtout l’attention soutenue : maintien de l'attention sur une tâche pendant une période prolongée sans se laisser distraire. Cette capacité d’attention est essentielle pour mener à bien des travaux de recherche, des tâches complexes nécessitant du temps et une grande concentration (études, recherche, projet ou rédaction complexe,..).
On peut améliorer ces 2 types d’attention, notamment par la pratique de la méditation de pleine conscience.
Et vous allez me dire : “Il suffit de faire un effort, ne pas regarder son téléphone toutes les cinq minutes.”
Vrai :-), mais il n’en reste pas moins que dans notre quotidien, on demande à notre cerveau l’équivalent d’un trail de montagne en fractionné… sans toujours lui assurer les conditions idéales de travail, ni le repos nécessaire.
Plongeons dans les méandres de votre neurobiologie afin de répondre au mieux à vos besoins.
La concentration et la capacité de travail ne reposent clairement pas sur notre seule volonté.