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Notices sur les rues de Nantes - Wikisource
<aside> <img src="/icons/directional-sign_blue.svg" alt="/icons/directional-sign_blue.svg" width="40px" /> Boulevard Babin-Chevaye
Quatrième arrondissement. Paroisse de la Madeleine.
De la rue Grande-Biesse à l’île du Grand Fendy.
C’est l’ancienne Grande-Rue de la Prairie-au-Duc, dont, dès 1847, les habitants réclamaient la viabilité, mais elle n’était pas encore classée ; ce ne fut que de 1851 à 1859 que l’on commença à s’occuper de cette voie, nouvellement dénommée, en 1891, Babin-Chevaye.
Louis-Mathurin Babin Chevaye, né à Nantes en 1824, et décédé le 16 avril 1887, était un constructeur de navires, membre du Tribunal et de la Chambre de Commerce dont il devint Président, Conseiller Municipal et Membre de l’Assemblée nationale ; c’est à lui que l’on doit les premiers jalons posés pour la création de la Loire Navigable.
La Gare de l’État établie sur ce boulevard, fut inaugurée le 1er juillet 1887, pour le service des voyageurs.
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L’Histoire de la Ville de Nantes a été faite et nous est conservée par de nombreux livres, ou par de simples brochures.
L’Histoire de ses rues a aussi été entreprise dernièrement, et de main de maître, et nous devons désirer qu’elle soit promptement achevée.
Il semble qu’après un pareil travail il ne reste rien à publier.
Cependant, pour l’étranger qui n’a souvent qu’un moment d’attention à donner, pour beaucoup même de nos concitoyens que la lecture d’un long ouvrage pourrait effrayer ou décourager, surtout quand on n’a qu’un simple renseignement à chercher, il fallait un moyen plus pratique et plus prompt.
C’est ce moyen que nous nous sommes proposé de trouver ; nous avons voulu, sans viser le moins du monde à faire œuvre d’historien ou de lettré, fournir au lecteur, sous une forme brève et méthodique, l’explication du nom des rues, leur topographie, l’arrondissement et la paroisse auxquels elles se rattachent. Le titre lui-même que nous réservons à cette monographie nous prémunit contre la crainte de paraître marcher sur les brisées des personnes éminentes qui jusqu’ici ont poursuivi ce genre de travail.
Au reste, cette étude, que nous avons su depuis avoir déjà entreprise mais non réservée au public, est presque audacieuse, et la meilleure preuve c’est que bien des points sont demeurés obscurs, faute de pièces officielles à présenter, grâce même, serions-nous tenté de dire, à la maligne intervention des fabricants de légendes.
Nous nous sommes attaché à parcourir les ouvrages, à feuilleter les documents déposés aux Archives municipales, et, quand cela nous était possible, nous avons pris le soin de recueillir les souvenirs communiqués par les anciens.
Nous ne dissimulons en aucune façon les emprunts faits à Travers, Ogée, Mellinet, Richer, Verger, Guépin ; ceux que nous nous sommes permis dans les monographies si intéressantes de Foulon, Petit, Orieux, etc., ne sauraient non plus nous être reprochés. Et nous n’avons pas à craindre, nous l’espérons du moins, que MM. Maître, de Berthou, l’abbé Durville, et bien d’autres encore, ne nous appellent devant un Tribunal pour répondre des soustractions opérées sans scrupule dans leurs écrits, aujourd’hui si recherchés par les amateurs du passé.
Nous devons cependant faire une réserve ; le lecteur comprendra aisément pourquoi, tout en circonscrivant le plus possible notre travail, nous avons été plusieurs fois entraîné au delà des limites que nous nous étions tracées. C’est qu’il est impossible, lorsque l’on décrit certaines voies, de ne pas mentionner le fait d’histoire violemment rappelé par un nom ; de même, s’il s’agissait d’un monument disparu ou existant encore, l’hésitation serait aussi condamnable. Mais, lorsque nous l’avons fait, c’est toujours à l’aide de documents officiels et, quand nous n’avions pas de source autorisée, nous avons gardé le silence.
Nos bons aïeux ne se mettaient pas martel en tête pour donner un nom aux rues, il leur suffisait de les dénommer par quelque particularité typique, et presque toutes portaient des noms parlants, où l’on trouvait signalés les besoins de la vie, des noms de choses et des noms de bêtes (rue des Vignes, avenue des Roses, rue de l’Echelle, rue Contrescarpe, rue des Marais, place de la Grenouillère, etc.) ; des noms d’artisans et de corps de métiers (rue de la Poulaillerie, rue de la Rôtisserie, rue de la Casserie, rue de la Faïencerie, quai des Tanneurs, rue de la Boucherie, rue de la Bléterie, rue de la Clavurerie, rue des Chapeliers, etc.) ; des noms rappelant des faits tragiques ou glorieux de l’histoire (quai Baco, rue Haudaudine, place Wattignies, rue Newton, boulevard Sébastopol, rue de Strasbourg, rue de Châteaudun, etc.) ; on y rencontrait encore des dénominations singulières, des appellations naïves, des noms saugrenus ou charmants, dus à la fantaisie populaire qui voulait rappeler la position, le voisinage, les avantages ou les désavantages inhérents à la rue ou au quartier (rue des Halles, quai de la Fosse, rue de l’Abreuvoir, rue Monte-au-Ciel, rue des Caves, etc. ; rue des Cordeliers, rue des Carmélites, rue des Capucins, rue de l’Ancien-Muséum, rue de la Monnaie, etc. ; cale et ruelle des Quatre-Vents, rue du Pas-Périlleux, rue du Mauvais détour, Pont Maudit, etc.).
Pourquoi cet usage ne fut-il pas conservé ? Nous n’aurions pas à mentionner toutes les modifications introduites si souvent[1] dans la nomenclature des rues, et à regretter surtout la suppression de certains de ces noms, qui nous permettraient justement de retrouver aujourd’hui la vraie et seule raison de bien des appellations. Nous reconnaissons la nécessité de doter d’un nom les voies nouvelles, mais il serait aisé de leur réserver des dénominations destinées à rappeler les faits nouveaux, ou les gloires anciennes que l’on aurait pu omettre.
Evoquer ainsi, comme autant de titres à l’attention et au respect des habitants et des étrangers, le souvenir des hommes et des choses d’autrefois, n’est-ce pas faire œuvre de bon citoyen ? C’est celle que nous poursuivons.
La Ville de Nantes est divisée en six Arrondissements, et renferme onze paroisses. Si nous ne nous sommes pas trompé dans notre relevé, nous aurons à décrire quinze îles et prairies, quarante-trois cours, squares, boulevards, avenues ou tenues, vingt-cinq ponts, quarante-trois quais ou cales, soixante-six places, quatre-vingt-deux cours intérieures, trente-cinq impasses, vingt-six passages fermés ou non par des grilles, cinq cent trente-cinq rues, et enfin vingt-sept routes ou chemins traversant la Ville.
La tâche, comme il est facile de le voir, est quelque peu ardue, mais on nous avait si souvent manifesté le désir de la voir s’accomplir que nous avons essayé de répondre à ce vœu.
Bien des points sont demeurés douteux, plusieurs sont à confirmer par des preuves qui nous ont échappé, des erreurs enfin seront relevées ; nous avons montré notre bonne volonté, d’autres sauront faire mieux.
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