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François Audrain est né le 11 août 1882 à Mohon dans le Morbihan, il décèdera lors de la guerre de 14-18, en 1915 des suites de ses blessures au combat. Entre temps, en 1908, il se sera marié avec Albertine Fierens alors qu'il était conducteur de tramways aux Lilas[1] et ils auront eu un enfant mort-né et deux filles, Albertine et Marcelle, ma grand-mère.
Lors de sa période militaire et pendant la guerre il a fait partie du 19ème R.I.. En 1915 son régiment combat à Thiepval à la suite de quoi il est condamné à la peine de mort pour "Abandon de poste devant l'ennemi" peine commuée tout d'abord quelques jours après la condamnation à mort en 5 ans de prison avant qu'il soit en fin de compte remis Soldat de 2eme classe au 19eme RI.
Concernant ce procès et ces condamnations, les minutes montrent que François Marie ne s'est pas enfui devant l'ennemi. Il s'est perdu dans une forêt en pleine nuit alors que les allemands avaient conquis sa tranchée, il y est même retourné le vérifier. Il a semble t'il eu ensuite une réaction d'affolement quand les allemands l'ont accueilli avec des baïonnettes. Affolement qui ne l'a pas amené à se replier vers la seconde tranchée prévue à cet effet mais à retourner vers son état major, d'où ce procès et cette condamnation (après toutefois être retourné dans sa tranchée dès le lendemain).

Heureusement, ses états de services avant cette affaire étaient tellement bons qu'il était prévu qu'il soit promu de sergent à adjudant. Ce sont ces derniers qui ont plaidé en sa faveur et lui ont permis de voir sa peine de mort commuée en peine de prison de 5 ans. Le dossier judiciaire n'explique pas comment il est passé de cette peine de prison à un retour au front sur lequel il décédera quelques semaines plus tard. Une simple lettre indique le lendemain de ce changement de peine qu'il "passe au 19e Régiment d'Infanterie" le 23 mai 1915.
Il décédera le 26 septembre 1915 à Vitry le François.
Comment ? Delphine Piaton, ma cousine, m'a dit qu'elle a une lettre écrite par le brancardier qui l'a récupéré sur le champ de bataille, lettre que notre arrière grand-mère puis sa grand-mère ont conservé toute leur vie : donc, blessé lors de l'attaque du 25 septembre 1915 par une grenade allemande qui a fait exploser sa cartouchière ; déclaré non transportable, il a pourtant été évacué car il n'y avait plus assez de place à l'infirmerie... (le brancardier précise dans sa lettre que la blessure n'aurait pas dû être fatale si les soins avaient été faits sur place... mais François n'était pas officier, pas de compassion pour les simples soldats...). Un schéma assez éloquent provenant du site Auprès de nos Racines :

Son régiment et d'autres obtiendront une citation à l'ordre de l'armée pour avoir "enlevé dans un superbe élan les positions ennemies, fortement organisées, sur une profondeur de 5 kilomètres, en s'emparant de plusieurs batteries" lors de cette attaque du 25 septembre 1915 (Tahure) qui a aussi vu les membres du 19e R.I "franchir les tranchées d'un élan irrésistible, faisant prisonniers 10 officiers et 200 hommes de troupe" dont le régiment a été cité à l'ordre de la brigade pour ces faits.
Sa fiche matricule indique qu'il est inhumé à Vitry-le-François, Cimetière militaire n° 1, rang 18, tombe 13.

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